Débourrage et éducation de Daim – 13 mois après son arrivée




Etant une cavalière de loisirs, d’un niveau plutôt standard, je me suis dit qu’il serait intéressant de partager mon « aventure » avec Daim. Il est en effet mon premier jeune cheval, je n’avais donc aucune expérience préalable d’un cheval « vierge » à pied et monté. Je rajouterai aussi mes conseils, et les choses que j’aurais aimé faire autrement !

Les préalables au début du travail

Le travail au sol est primordial !

Car un cheval que l’on veut travailler, c’est un cheval bien dans sa tête et bien dans ses sabots… Pour lui permettre d’être décontracté, disponible, et en pleine capacité d’apprendre.
Daim a donc vécu toujours dehors, avec quelques copains de sa naissance à ses 2 ans, puis en troupeau mixte (qui lui a fait un bien fou au niveau de son comportement avec les chevaux et l’Homme). D’ailleurs, d’un poulain mal éduqué (car vivant uniquement avec sa mère, qui ne savait pas comment faire avec…), il est devenu beaucoup plus doux et sage une fois éduqué par un troupeau varié.

Lorsqu’il est arrivé dans le Nord, il a continué à vivre sur un système de paddock paradise, donc vie dehors à l’année, avec des copains, et foin à volonté avec un CMV sur mesure. Les pieds sont suivis, les dents également, et l’ostéo + shiatsu 2/an voire plus si besoin. J’ai commencé à monter dessus autour de ses 4 ans, et j’ai attendu ses 5 ans révolus pour commencer le travail sérieux: tout cela afin de le laisser grandir et se fortifier tranquillement. Voilà l’existant, et au quotidien je constate que j’ai un petit cheval jeune, mais sage et disponible pour le travail.

Les bases des bases, septembre 2017 à juin 2018

Le débourrage a été fait progressivement

S’en suit 8 mois de travail sur les bases (2 mois d’arrêt car convalescence en février), à pied quasiment exclusivement (à partir de novembre, 1 séance montée de 10 minutes/semaine) : reprendre le travail en horsemanship, le travail en longe, à l’épaule.. Il y avait de quoi faire ! Pour gagner en réactivité, légèreté et souplesse. Un cheval, c’est un mental et un corps : vouloir de la décontraction sans physique prêt à nous porter, ou un physique d’athlète avec un cheval stressé, c’est oublier une partie de notre compagnon. Il a donc travaillé en moyenne 3/semaine, sur les différents « ateliers » mentionnés au dessus. Il apprend donc à se gérer tout seul, réagir à mes demandes, etc. Les codes vocaux sont là, et aident énormément pour la mise en place des allures montées.

Il est d’ailleurs souhaitable d’avoir un cheval zen, disponible au travail pour qu’il apprenne le mieux possible: des comportements de fuite, d’agressivité sont des signaux d’alerte à prendre sérieusement en compte !

Juin 2018 – aujourd’hui

Nous avons pris notre temps… Et ça paye !

A partir de juin, Daim travaille un peu plus : nous sommes sur un rythme de 4 séances/semaine, 2 à pied (horsemanship, épaule, longe, obstacle…) et 2 montées (dressage, balade, freestyle) ; très rarement plus d’une heure. Le mors a été introduit pour évoluer en Ecole de légèreté, méthode qui me convient parfaitement. Après avoir pris notre temps durant 8 mois pour consolider les bases, nous évoluons désormais rapidement et améliorons notamment son asymétrie.

Vie en troupeau, à l’année…

Quels sont les points permettant un débourrage qui me convient ?

  • Les conditions de vie, avoir une tête saine sur un corps sain
  • Prendre le temps de construire le travail, et surtout permettre que les exercices se fassent de façon adaptée, progressive… Et que tout devienne facile ! Et donc, donne envie de travailler
  • Le suivi des soins : ostéo, shiatsu, dents, pieds… Et matériel adapté : selle, mors, etc. Ces temps-ci, Daim prend de la masse très rapidement, et sa selle doit être controlée tout les 3 mois !
  • Se faire AIDER. Il n’y a rien de mal à reconnaitre que l’on ne sait pas faire… Depuis septembre 2017, j’ai pris environ 35 cours avec Caroline et Daim. Sur pleins d’aspects différents, mais ça a permis de gagner en sécurité et qualité de travail.
  • Se faire aider est primordial !


    Attendre. Oui, passer 8 mois à faire du travail au sol pouvait être frustrant… J’ai posé mes fesses la première fois sur Daim 2 mois avant ses 4 ans. Pas avant. Et le travail reste toujours d’un rythme plutôt cool pour un 5 ans, et augmentera lorsqu’il s’approchera des 6 ans.
  • Savoir écouter et réfléchir.. Daim a toujours su dire lorsqu’il y avait un soucis. Une douleur, une incompréhension, quelque chose au travail qui n’allait pas. Le tout est de savoir le lire, prendre les mesures s’il le faut, et adapter par la suite pour l’aider.

Quant aux choses que j’aurais faites autrement… Principalement le laisser de sa naissance à ses 2 ans dans des vraies groupes variés, pas uniquement un ou deux copains. J’aurais également aimé avoir un meilleur niveau, notamment monté, pour être moins gênante pour lui… Et craquer pour une Thorow adaptée par Chloé plus tot.

Daimdaim à 7 mois !

Je rajouterai aussi que, avec du recul, j’ai pris Daim pour de mauvaises raisons : je voulais une relève pour Hercule, alors j’ai pris un poulain durant mes études pour qu’il grandisse en mon absence. Sauf qu’un poulain demande tout autant de temps et d’investissement, voire plus, qu’un adulte, car il a besoin de bases solides. Il a donc été peu manipulé durant les 2 premières années de sa vie et hors de question de le ramener en région parisienne et potentiellement au box, j’ai préféré respecter ses besoins naturels. Résultat, niveau respect de l’espace corporel, donner les pieds, accepter la longe… Cela a longtemps été limite, et j’aurais aimé faire les choses mieux !

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