Régularité et travail du cheval




Je vois souvent passer des personnes qui se félicitent que leur cheval ait un rythme « cool », en étant travaillé une fois par semaine (travaillé = monté, dans ce contexte). Je trouve ce genre de lien pas forcément logique dans le cadre d’un animal qui n’est PAS fait pour nous porter à la base (et encore moins si l’on souhaite faire de grosses randos, trotter assis, sauter…). Le minimum de respect vis-à-vis d’eux, lorsque l’on souhaite monter à cheval, est donc de leur permettre d’avoir une musculature suffisante pour nous porter (notamment si l’on ne fait pas 20kg tout mouillés).
A nouveau, faire de l’équitation de loisirs ne veut pas dire délaisser l’état physique de nos compagnons : au contraire, il semble plus logique, peu importe notre optique (loisirs ou sport), de vouloir entretenir notre cheval via un travail régulier.

Prise de masse en quelques semaines grâce à un travail à pied adapté !

Ce contexte est encore plus vrai, à mon sens, dans le cadre d’un jeune cheval.

  • Pour prendre l’exemple de Daim, qui a pris 5 ans : de septembre à décembre dernier (donc aux alentours de ses 4,5 ans), il n’a été travaillé quasi exclusivement qu’à pied, en cherchant à muscler son corps et l’assouplir (que ce soit via la longe, le travail à l’épaule / Horsemanship, ainsi que grâce à un cadre de vie qui lui permet de beaucoup marcher).
  • Une fois sa musculature faite, il a commencé le travail monté 1/semaine entre 10 et 15 minutes de façon progressive, que ce soit pour l’habituer tant au niveau mental comme physique.
  • Et le même schéma s’est reproduit après sa convalescence de mars : des semaines uniquement à pied pour acquérir une belle masse musculaire, puis la reprise progressive du travail monté.

Je conçois que l’organisation d’un planning de travail régulier et varié n’est pas forcément évident selon les sorties de chacun, mais le travail de façon irrégulière, enchainant des périodes longues sans aucun travail puis des séances montées de plusieurs heures (que cela soit en extérieur ne change à mes yeux rien, car le cheval nous porte toute autant…), ne va pas dans le sens d’un respect de l’intégrité physique.

Des séances courtes, et surtout régulières !

L’ostéo d’une amie lui avait indiqué que 3 séances sont le minimum pour maintenir l’état musculaire, ce qui me semble logique : difficile de ne rien faire durant 6 semaines puis enfiler les chaussures pour aller courir 20 km… Sans compter sur les « suites » de cette activité, bonjour les courbatures !
C’est en partie pour cela que le TREC sera la discipline dans laquelle Daim sortira sûrement le plus tard possible. Car bonne ambiance avec les copines, oui, mais l’on parle tout de même de parfois plusieurs heures montés, à des allures parfois rapides, ainsi qu’un deuxième coup quelques heures après ! Par rapport aux 20 min de travail monté actuellement, nous en sommes encore bien loin 🙂

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