Régularité et travail du cheval




Je vois souvent passer des personnes qui se félicitent que leur cheval ait un rythme « cool », en étant travaillé une fois par semaine (travaillé = monté, dans ce contexte). Je trouve ce genre de lien pas forcément logique dans le cadre d’un animal qui n’est PAS fait pour nous porter à la base (et encore moins si l’on souhaite faire de grosses randos, trotter assis, sauter…). Le minimum de respect vis-à-vis d’eux, lorsque l’on souhaite monter à cheval, est donc de leur permettre d’avoir une musculature suffisante pour nous porter (notamment si l’on ne fait pas 20kg tout mouillés).
A nouveau, faire de l’équitation de loisirs ne veut pas dire délaisser l’état physique de nos compagnons : au contraire, il semble plus logique, peu importe notre optique (loisirs ou sport), de vouloir entretenir notre cheval via un travail régulier.

Prise de masse en quelques semaines grâce à un travail à pied adapté !

Ce contexte est encore plus vrai, à mon sens, dans le cadre d’un jeune cheval.

  • Pour prendre l’exemple de Daim, qui a pris 5 ans : de septembre à décembre dernier (donc aux alentours de ses 4,5 ans), il n’a été travaillé quasi exclusivement qu’à pied, en cherchant à muscler son corps et l’assouplir (que ce soit via la longe, le travail à l’épaule / Horsemanship, ainsi que grâce à un cadre de vie qui lui permet de beaucoup marcher).
  • Une fois sa musculature faite, il a commencé le travail monté 1/semaine entre 10 et 15 minutes de façon progressive, que ce soit pour l’habituer tant au niveau mental comme physique.
  • Et le même schéma s’est reproduit après sa convalescence de mars : des semaines uniquement à pied pour acquérir une belle masse musculaire, puis la reprise progressive du travail monté.

Je conçois que l’organisation d’un planning de travail régulier et varié n’est pas forcément évident selon les sorties de chacun, mais le travail de façon irrégulière, enchainant des périodes longues sans aucun travail puis des séances montées de plusieurs heures (que cela soit en extérieur ne change à mes yeux rien, car le cheval nous porte toute autant…), ne va pas dans le sens d’un respect de l’intégrité physique.

Des séances courtes, et surtout régulières !

L’ostéo d’une amie lui avait indiqué que 3 séances sont le minimum pour maintenir l’état musculaire, ce qui me semble logique : difficile de ne rien faire durant 6 semaines puis enfiler les chaussures pour aller courir 20 km… Sans compter sur les « suites » de cette activité, bonjour les courbatures !
C’est en partie pour cela que le TREC sera la discipline dans laquelle Daim sortira sûrement le plus tard possible. Car bonne ambiance avec les copines, oui, mais l’on parle tout de même de parfois plusieurs heures montés, à des allures parfois rapides, ainsi qu’un deuxième coup quelques heures après ! Par rapport aux 20 min de travail monté actuellement, nous en sommes encore bien loin 🙂

Les enrennements, ou ENFIN arrêter de les utiliser avec des cavaliers avec un petit niveau (sous prétexte de «limiter les dégâts»)




Une petite précision d’une intervenante de Chevalannonce dont j’adore les interventions :

«Parfois le petit gogue, même sur un cheval qui pousse pas une cacahuète, fera moins de mal qu’un cavalier à la main approximative et à l’assiette changeante, qui s’essaie aux 4 rênes sur un cheval qui fonctionne avec un dos creux.

– Ceci est une totale illusion….Et c’est le fond du problème. Penser que parce qu’on limite le relèvement de la tête on protège le dos est une erreur monumentale. Plus le cheval a de liberté de mouvement, plus il aura des moyens d’évitements pour se soustraire aux imperfections et erreurs de son cavalier. Mais visuellement, le cavalier en souffre…

L’enrênement le moins contraignant c’est pas d’enrênement. on peut prendre le problème dans tous les sens, passer pour des extrémistes du sans-engrènement, tant pis. La biomécanique est de notre côté ! L’extrémisme c’est plutôt de toujours vouloir caler la poussière sous le tapis pour se convaincre que le sol est plus propre .

L’enrênement le moins contraignant c’est pas d’enrênement.

Chaque outil a une force d’action bien ressenti par le cheval. Pas besoin de tendre les ficelles, il suffit qu’une seule fois le cheval y vienne, il n’est pas maso, il restera en retrait en mobilisant ses muscles en résistance dans une posture qui n’est pas à sa portée. C’est la réalité de l’impact de tout enrênement. Ceux qui maintiennent en bas, ceux qui maintiennent en arrière, ceux qui appuient sur la nuque pour ça, ceux qui menacent la bouche pour ça…. Il faut s’imaginer assis dans une boite dont le plafond ne nous permettrait pas de relever la tête complètement. ça n’a rien à voir avec l’équitation, ni avec la gymnastique correcte d’un cheval, ni avec son respect, son bien-être et la recherche de sa collaboration enthousiaste.

Le cheval ne réagit pas moins grâce à l’enrênement, on masque la réaction mais il n’est pas mieux. Il trouve juste une autre façon de gérer ses ennuis. Une façon qui va à l’inverse de ce que l’utilisateur pense. Il faut définitivement arrêter de se fier aux apparences : la tête bouge moins, se relève moins donc c’est mieux. C’est faux, archi faux.

Le cheval ne s’occupe pas de son attitude parce qu’il a un enrênement. C’est surtout le cavalier qui ne s’en occupe plus. Et c’est bien dommage. L’enrênement impose un cadre. Le cheval s’occupe de trouver une position antalgique pour limiter l’impact des ficelles en plus de limiter l’impact des égarements de son cavalier. C’est juste une double peine pour lui. C’est simple. Le cadre est plus ou moins serré mais c’est un cadre et ce n’est pas le cheval que le choisit.

– Si le cheval n’est monté QUE par des débutants, à la main approximative, forcément il va se creuser.

– Non, il va resté ouvert et horizontal en ayant la liberté d’arracher les rênes à une main trop impolie. Et c’est le mieux qui puisse arriver au cavalier. Le cheval ne fait que dire ” non, pas comme ça”. Il suffit donc de chercher le moment où il dira librement ‘oui, c’est mieux”.

Et cette attitude ouverte et horizontale est bien moins préjudiciable que la tête maintenue dans une petit espace vers le bas et lui-même. Je trouve tellement important de comprendre la réalité de cet outil et son inutilité totale, de comprendre aussi en quoi un cheval libre de ses mouvements restera toujours bien plus protégé des maladresses du cavalier, d’arrêter définitivement de se culpabiliser d’avoir un cheval la tronche en l’air. Je pense que les gens sont trop conditionnés par cette attitude visuelle du cheval bas et rond, pensant que tout ce qui s’en éloigne est une catastrophe. J’espère qu’un jour cette pression de l’image cessera, pour le bien de tous. Il suffit de retirer les enrênements des chevaux de club pour voir à quel point les chevaux sont toujours aussi mal mis et les cavaliers toujours en difficulté pour les avoir bien.

Je pense que les gens sont trop conditionnés par cette attitude visuelle du cheval bas et rond, pensant que tout ce qui s’en éloigne est une catastrophe.

La preuve est là. Mais plutôt que de s’attaquer au sujet, on préfère remettre l’enrênement et se convaincre que ce cheval a vraiment une bouche compliquée… par exemple. Je le répète : il n’y a aucun problème à avoir un débutant avec un mors simple et une paire de rênes. Aucun problème à avoir un cheval horizontal et ouvert qui bouge la tête.

Tout ça n’est que le point de départ de l’apprentissage, pour le cheval comme pour le cavalier. »

Avant/après shiatsu équin : observations du capteur Equisense




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Convaincue depuis toujours par le shiatsu (plus d’informations par ici), tant pour mes amis équins que pour moi, il m’a semblé pertinent de mettre en place un protocole « test » lors des manipulations de mes chevaux. J’ai donc profité de la venue de Claire Guérin dans le Nord en février 2017 pour analyser l’impact de son travail sur le travail en selle d’Hercule (22 ans, reprise du travail depuis août dernier). Ce dernier est suivi depuis deux ans en shiatsu, à raison d’un shiatsu/changement de saison.

La comparaison a lieu entre la séance du lundi 13/2 et du lundi 20/2 (séance shiatsu le samedi 18/2).

J’ai utilisé le capteur Equisense, fidèle partenaire de mes séances montées comme à pied, pour tirer les observations de cet article.

Merci également à Aude pour les illustrations de séance.

« Protocole » des séances tests

J’essaye de reprendre le même schéma de séance afin de pouvoir comparer l’évolution entre les différentes informations. L’organisation est donc :

– Echauffement en longe et en cavecon, sellé, pendant 10/15 minutes. Capteur éteint. Travail aux trois allures en ligne droite + cercles de différentes tailles.

– Travail à cheval : beaucoup de pli/contre-pli au pas, mobilisation des postérieurs (8min). Trot en ligne droite, en recherchant simplement des extensions d’encolure (pas de pli ni mobilisation, 5min). Galop en cercle en recherchant les extensions, quelques lignes droites (1min). Puis passage au trot sur cavaletti (3). Pas de changement d’équipement (selle dressage, filet sans mors).

Nous pouvons également voir que la décomposition de la séance ne change pas, qu’il s’agisse des allures ou du travail à chaque main (chaque observation sera présenté avec la séance du 13/2 à gauche, et du 20/2 à droite):

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Variations à noter entre les deux séances

Les deux séances ont eu lieu à une semaine d’écart, n’ayant pas pu monter entre temps. Le mardi, Hercule a eu quelques manip ostéo suite à une mauvaise séance à pied ayant entraîné des blocages selon moi (-> travail sur sacro-iliaque, lombaires et garot). J’en profite pour remercier chaudement Eugénie Decroix pour le suivi ostéopathique très bénéfique depuis quelques mois.

J’ai également été travaillée en shiatsu le dimanche soir.

Evolution des différents paramètres entre les 2 séances

1. Symétrie

De première abord, nous pouvons noter une dégradation d’un point de la symétrie entre les deux séances (qui est calculée au trot et en ligne droite). :/

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Ce qui semble plutôt étonnant suite à un soin. Regardons de plus près…

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Nous pouvons observer une nette amélioration de la symétrie au trot lors de la première partie de la 2ème séance. Les 3 valeurs « basses » s’expliquent par une fin de séance avec des abords mal préparés sur les cavaletti, et donc un cheval qui zigzague à chaque passage… La symétrie est donc tout de même en amélioration.

Précision : il me semble utile de comparer également la symétrie d’Hercule lors des 2 séances montées effectuées durant cette semaine, par 2 autres cavalières (et donc après les manip ostéo de mardi / photos dans l’ordre : jeudi et vendredi) :

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La tendance se confirme donc réellement en terme de symétrie, après également un gain post-ostéo. Il n’y aura pas de comparaison dans les autres catégories, le changement étant marginal.

2. Régularité et cadence

Nous pouvons voir une amélioration de la cadence au pas (variation de 3 foulées/min), une légère amélioration de la régularité (qui reste faible, vu que l’essentiel du travail s’effectue en pli/contre-pli). Le trot et le galop restent plutôt stable.

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3. Rebond

Le pas et le trot restent sensiblement identique. Gain de 1,5cm au trot, plus qu’agréable…

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4. Non-observables par le capteur

J’ai pu également noter différentes évolutions entre les deux séances :

– Meilleure mobilisation des postérieurs et meilleure volonté dans les demandes de pli
– Meilleure mise en avant
Ainsi que la présence de certains mouvements pour la première fois :
– Cercles entiers en contre-pli
– Extension d’encolure paroxystique sur un tour complet de manège au trot
– Cession de mâchoire lors du travail au pas (alors que nous travaillons sans mors, je ne le demande donc pas au travail)

Conclusion

Le capteur Equisense permet donc de voir en quoi le shiatsu, utilisé en préventif et de façon régulière, permet de faire évoluer un cheval au travail dans le bon sens. L’évolution est certes légère, mais cette médecine a vocation à faire évoluer sur le moyen et le long terme en douceur. A confirmer donc par la suite dans nos CR de séance sur la page Facebook … 😉

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Saillies / Entier Selle Français

Réservez dès maintenant une saillie de ce jeune cheval regroupant trois grandes qualités : ORIGINES · RESPECT · MENTAL ·

DAIM GRANVILAIS

Entier Selle Français bai, 2013, par Quinoto Bois Margot x Oncle Pol x Gunter D’L’Herbage

ORIGINES

Sa souche paternelle provient d’une lignée très en vogue : Quinoto Bois Margot. On retrouve dans son sang plusieurs courants qui ont su faire leurs preuves par leurs résultats ou par leur descendance :

  • L’Arc-de-Triomphe (ISO 132) : avec plus de 700 produits enregistrés sur Webpedigrees, L’Arc signe sa progéniture en leur léguant son talent sur les barres et son caractère aussi généreux que volontaire. Il est également père de plusieurs étalons privés tels “Qlassic Bois Margot”, “Quool du Bois Margot” (ISO 148), “Vilano des Loges” (ISO 138), “Tsunami de Hus” (ISO 136), “Qui Sera De L’Arc” (ISO 135), “Sioux du Godion” (ISO 131), ainsi que “L’Arcangelo Z”, “Rokfeller de Pleville”, “Up du Val Guerard”, etc…
  • Sa souche maternelle, Valse Granvilaise, descend de l’étalon Oncle Pol, étalon SFA au service des Haras Nationaux, fils direct du très célèbre Kannan et petit-fils du pilier Narcos II par sa mère. On trouve également, en père de mère de Valse, le grand Gunter D’L’Herbage, fils du très célèbre Rosire (Uriel x Ultra Son), doté d’un ISO 177.

Daim Granvilais est travaillé dans l’optique d’une équitation positive, en respect avec sa croissance. Il apportera à votre poulain l’os et la puissance nécessaires à l’obstacle, ainsi que deux apports en sang bien distincts : un courant moderne et prisé par son père, et du côté de sa mère, des piliers qui ont été à l’origine de la renommée du stud-book Selle Français.

PHYSIQUE

dsc_6912Aérien de par le courant étranger qui afflue dans ses veines, Daim présente la silhouette typique du cheval de sport moderne, à la fois légère et solidement bâtie. Doté d’un pas bien cadencé, d’un trot étendu et d’un galop harmonieux, il présente une posture élégante, ainsi qu’une tendance naturelle à tendre sa ligne de dos et chercher loin dans ses foulées.

Dans ses débuts à l’obstacle, il montre un très beau geste des antérieurs, une belle inclinaison de l’encolure, un joli mouvement de bascule, mais également un fort respect des postérieurs. Ces qualités font de lui le père parfait pour tout futur compétiteur en saut d’obstacle.

  • dsc_6779très belle encolure, bien implantée.
  • poitrail ample et profond.
  • beaucoup de crins.
  • garrot saillant qui s’étend loin dans le dos.
  • dos tendu et fort.
  • rein court et large.
  • croupe ronde et puissante.
  • jarrets bas.
  • articulations épaisses.
  • sabots sains pourvus d’une corne résistante.

MENTAL

dsc_6799D’un caractère très calme en toute circonstance, Daim jouit d’une vie en troupeau depuis toujours, aussi bien à la saison froide (qu’il supporte sans artifice – couvertures, démontrant une excellente santé) qu’à la saison des chaleurs. Il a également le pied sûr (et non ferré), et bénéficie d’une alimentation optimale (foin à volonté, CMV, pas de céréales). Ayant partagé son pré avec des juments plus âgées que lui, il a jusqu’à présent toujours su respecter ses aînées quand elles refusaient ses avances.

Il transmettra ce caractère facile qui le caractérise et qui fait de lui un jeune cheval réactif au travail sans perdre son respect inné pour l’Homme.

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  • CONDITION DE MONTE : Monte en liberté sur son lieu de vie à partir de 2017. Jument déferrée. Tests Métrite et AVE négatifs, vaccins Grippe/tétanos et rhinopneumonie à jour.
  • PRIX : 300€ pour l’année en cours. Possibilité de négociation si vous souhaitez vous orienter sur une pension sur place de moyenne/longue durée (base: 60€/semaine, foin à volonté compris, surveillance quotidienne)

 

AUTRES

  • Photos et vidéos supplémentaires sur demande / possibilité d’en voir davantage sur Facebook
  • Garantie poulain vivant 48h.
  • Produit en OC, ce qui ouvre à toutes les compétitions (Club, Amateur, Pro) dès lors que le poulain est enregistré sur le site de la Fédération Française d’Équitation (FFE Compet).

Possibilité de le rencontrer sur place.

 

Contact par mail (aglae.jambart@gmail.com) puis par téléphone, 7j/7.

3 ans… Et toutes ses dents!

Aujourd’hui, un grand boud’chou a 3 ans 🙂 L’occasion de revenir un peu en arrière sur son évolution (et la nôtre), sans garde la rigueur d’une simple chronologie.

Du visible…

Le plus sensible est évidemment son évolution morphologique ! Daim dépassé désormais le 1m55 au garrot: l’an passé a été caractérisé par des poussées de croissance assez impressionnantes (et ingrates en hiver), exigeantes au niveau métabolisme. Il demeure donc assez fin et peu développé niveau masse/poitrail. Et ce, malgré ses valseuses 🙂

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Premiers comparatifs

29/5/2016

29/5/2016

Il commence également doucement à prendre conscience de son corps (bouscule moins, arrive à mobiliser correctement chaque jambe). Le high/low syndrom qui le caractérisait est désormais derrière nous ! RAS en ostéo, shiatsu et bodywork, bref, poulinou a toutes les cartes en main pour continuer sa jeunesse.

Un petit focus pieds, pour le plaisir:

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… A l’invisible

Mais le changement le plus incroyable demeure au niveau de son caractère:

  • Durant sa première année, Daim était particulièrement vif et nerveux, à en être parfois dangereux pour l’Homme et pour lui. Le summum ayant été lors du déménagement Normandie-Angers, où il avait bondit comme un fauve sur son transporteur …
  • 2 ans

    2 ans

    La deuxième année a également été compliquée, notamment vis a vis de ses hormones. Le printemps 2014 a été souvent pénible, avec un garçon hyper excité tout en ne se rendant pas compte du risque qu’il pouvait porter sur nous. Et qui a également découvert un environnement stimulant, avec beaucoup de chevaux et une activité dans les lieux qu’il n’avait jamais connu jusqu’alors. Du coup, très peu concentré au “travail” malgré de bonnes “premières” (mobilisations en licol, rappels au galop en liberté, douche et sorties en extérieures).

Ma mutation à Lille, et l’obligation de le laisser en région parisienne chez une amie a été très difficile a accepter. Malgré tout, c’était le seul moyen de combiner ses obligations physiologiques (vie en groupe mixte – sexe comme âge – et en extérieur toute l’année, slow feeding, pas de céréales..) et mes souhaits (le laisser entier, évoluer dans un environnement foncièrement bienveillant n’ayant pas de préjugés sur lui ou ses origines).

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Perception en 2014 ..

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Et 2016 !

Et que de changement ! En témoigne l’évolue de ses horsenalities dans le temps – qui ne sont pour moi qu’un témoignage de la perception que j’ai de lui. Il est désormais particulièrement paisible et calme même en situation compliquée (évènement nouveau, orage, hormones ++), capable de prendre sur lui (à en trembler à côté de moi de crainte, mais sans exploser comme il le faisait auparavant). Il est de bonne volonté et capable de plus de concentration (dans la limite du raisonnable ! ).  Et, plus que tout, il est adorable tant avec l’Humain qu’avec les autres chevaux.

Et nous ?

Être paisible à deux, c'est finalement possible! :)

Être paisible à deux, c’est finalement possible! 🙂

Evidemment, cette belle évolution a fortement impacté notre relation. Jusqu’à septembre dernier, avec du recul, je me vois comme facilement négative vis à vis de lui: tant dans mes réflexions (utilisation de contrainte? castration? confiage voire vente?) que dans mon attitude (colère, manque de tolérance, peur…). Dans des situations atypiques, j’étais capable de me braquer bien plus rapidement que lui en anticipant le négatif (qui n’arrivait pas forcément, mais à force de ne le considérer que par rapport à son sexe et ses origines sensibles..). Je mettais en partie cela sur le compte de la distance et du manque de travail, ou de mon manque d’expérience avec les jeunes chevaux/entiers.

3ème séance en longues rênes, sur une balade d'1h30

3ème séance en longues rênes, sur une balade d’1h30

Et pourtant. Depuis le déménagement en septembre, je ne le vois pas particulièrement plus, idem pour le “travail”. Mais son changement ainsi que la présence de Tata Jul m’a permis de prendre du recul et dédramatiser. Je commence tranquillement à lui faire confiance et à vouloir construire en positif. Et c’est ce que nous faisons !

Première longe, premières LR, premières grandes balades.. Et même premier cavalier (un bébé de 6 mois posé quelques secondes sur Daim en liberté, excusez du peu !). Accepter qu’il ne veuille pas forcément me voir et passer du temps avec moi lorsque je le décide (très compliqué.. mais ça vient). Et profiter de chaque moment qu’il me propose pour être ensemble, sans forcément agir. Et il n’y a désormais que peu de moments négatifs entre nous (et finalement, ils seraient évitables si mon ego et mes objectifs ne s’en mêlaient pas 🙂 ), qui au final se règlent dans le calme sans retomber dans nos travers.

Un grand merci !

Les mioches !

Les mioches !

Evidemment, cet article n’aurait pas été complet sans un remerciement à Jul, qui partage son quotidien depuis 9 mois. Jul, qui a su m’aider lorsque tout semblait particulièrement compliqué pour Daim dans ma recherche de pension en NPDC, et qui a toujours été présente pour ses bobos et son éducation. Que Daim soit ronchon, affectueux ou dynamique, je sais qu’elle lui a offert un cadre de vie plus qu’appréciable et une présence humaine particulièrement bienveillante.

Parce qu’une bonne pension est particulièrement difficile à trouver, mais une amie en or l’est bien plus… Merci de notre part! 🙂

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Trop d’love!

Malgré les nombreux doutes qui nous ont traversés (et merci encore à tout mes proches pour les avoir supporté / et merci également à ceux qui m’ont fait douté, car cela m’a fait évoluer tout autant 🙂 ), je ne regretterai jamais l’entrée de ce grand poulain dans ma vie. Moi qui avait tant de préjugés sur les chevaux de sport (pas rustiques, vous m’avez dit ?), sur les grands chevaux SF (pataud, peut-être, mais tellement plein d’amour) …

Je ne sais évidemment pas de quoi l’avenir sera fait, tant pour lui que pour moi. Mais à ce jour, j’ai la superbe chance d’avancer avec un cheval qui défie tout mes objectifs, toutes les idées que je m’étais faites sur mon évolution équestre (il est loin le rêve d’un Hercule bis finalement…). De pouvoir lui offrir un cadre de vie selon mon idéal et le voir grandir, physiquement et mentalement. De lui souhaiter une belle année des 3 ans à venir, en compagnie d’un beau troupeau équin comme humain. 🙂

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Hercule des Rayons

Cheval de selle, Quappa (SF) x Ondine (ONC),  09/03/1995

Du cheval de club ..

J’ai rencontré Hercule lors de mon entrée au collègue, lors de mon passage à cheval dans mon club. J’ai ensuite voulu intégrer l’équipe concours en le prenant en demi-pension. S’en suivit une année compliquée car ce beau bai ne voulait plus sauter. Après du travail, nous avons pu faire quelques belles séances et concours en 3 ans. J’ai dû le quitter ensuite en partant faire mes études dans l’Ouest.

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A la remise en question

Une année plus tard, j’ai eu la chance de l’accueillir près de moi pour sa retraite. Il était très fatigué et a passé plusieurs mois à découvrir la vie en troupeau tout au long de l’année. Il a également passé son premier hiver dehors (sans couverture !), puis a été déferré progressivement. Un autre déclic a été le passage du dentiste, qui a découvert la présence de dents de loup et de surdents très importantes qui entraînaient depuis des années des douleurs liées au mors : nous sommes donc passés sans mors, à pied comme en selle. Il m’a également montré au quotidien que son confort était amélioré avec des médecines alternatives.

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Et maintenant ?

A cause de mes 2 années d’études à Paris, j’ai peu vu mon beau Hercule : il est donc resté au calme avec ses copains. Nous avons découvert entre temps l’équitation en conscience, ainsi que le Trec et l’équitation western. L’idée est de reprendre désormais un travail doux pour limiter l’impact de son arthrose, stimuler ses pieds et surtout… Nous faire plaisir.

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Daim Granvilais

SF, Quinoto Bois Margot x Valse Granvilaise, 31/05/2013

Foal

Daim est né en Normandie chez un petit éleveur. Il a eu la chance de vivre avec sa mère jusqu’à ses un an, puis a été sevré en douceur avec un autre jeune. Je l’ai rencontré un jour de novembre 2013 grâce à ma grand-mère qui connaissait l’éleveur: pas du tout intéressée par le SF à l’origine, j’ai eu un vrai coup de cœur sur ce poulain déjà grand.

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Yearling

Daim a donc continué de vivre au calme de sa prairie normande pendant que je finissais mes études. Il est cependant arrivé prêt d’Hercule plus tôt que prévu à cause de la mort de son copain de pré. C’est donc en septembre 2014 qu’il arriva à Angers pour vivre au pré avec 2 autres chevaux. Il vit actuellement pied nu, sans couverture et avec une nourriture sans céréales.

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Premiers pas

Nous nous découvrons tous les deux doucement, même s’il m’est très difficile parfois de comprendre ce cheval tellement cheval, qui prend pour acquis d’avoir autant droit de dire non que moi. Un vrai maître d’école en devenir !

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