Stage avec Michael Wanzenrield




Fin août (déjàà !), je me suis rendue à un stage Parelli en tant qu’auditrice libre, du côté de nos amis belges 🙂

La bonne humeur en cours 🙂

Michael est un instructeur 5* résidant en Suisse, et qui vient quelques fois dans l’année animer un stage chez Julie et Zélia (et donc qui suit un certain nombre de leurs élèves). Michael a également été élève en école de Légèreté, autant de dire que le mix me plait énormément et m’a motivé à m’y rendre. Le stage s’organisait entre un début théorique, puis passages de 2 groupes matin, et après-midi.

Je suis arrivée un peu de retard, donc en prenant la théorie en marche – et en découvrant que dis donc, Mickie est un sacré personnage ! Quelques réflexions qui m’ont bien plues :

  • La sortie en extérieur du jeune cheval. Mickie a une vision très « responsabilisante » de ce genre de séance, notamment car pour lui chaque propriétaire est responsable de sa sécurité/celle de son cheval… Mais aussi celle de son groupe, de l’harmonie de ce dernier. Un cheval qui se met en danger peut entraîner le groupe entier vers des évènements pas fameux : il est donc primordial d’être certain à 100% de l’éducation du cheval (et à 95%, on ne sort pas… ou pas en groupe). Et donc, l’on travaille d’abord la sécurité en carrière avant de sortir. Aussi « radical » que cela puisse sembler, vu le nombre de réeducations qu’il a été amené à refaire, cela peut se comprendre… Et donner à réfléchir lorsque certains chevaux sortent (monté comme à pied !) finalement avec une éducation plus que lacunaire en extérieur.
  • Un galop en toute sécurité !


    L’arrêt d’un exercice comme récompense. En effet, en horsemanship il peut y avoir une tendance à dire : le cheval a bien fait ? aller, une pose, on s’arrête. Le risque est donc que parfois, certains (cavaliers comme chevaux !) finalement courent après leur pose, font un exercice uniquement dans ce but. Sauf que Mickie s’est trouvé bien démuni, lors d’un cours avec P. Karl, lorsque son cheval a effectué quelques pas d’appuyer sur la diagonale puis… S’est arrêté, car avait bien fait = pose ! Il faut donc veiller à ne pas prendre cette habitude, et transformer la récompense de l’arrêt à simplement pouvoir marcher tranquillement, ou demander toujours quelque chose au cheval (même si pas grand-chose).
  • La vision du travail : l’on cherche le succès avec le cheval. Il ne sert donc à rien de faire des choses pour les faire, le cheval doit être ok, et l’on doit l’aider au travail pour cela. Par exemple, si l’on débute le travail au trot, et que les coins risquent d’être difficile : on demandera des transitions au pas à chaque coin… Avant de faire des coins par la suite.

Puis, en route pour les cours. Moins de notes pour le coup car j’ai surtout observé les différents couples évoluer… Et j’ai été TRES agréablement surprise par la qualité du travail proposé.

EED sur le cercle

J’ai tendance, je l’avoue, à ne pas être très motivée pour aller voir des stages type La Cense, principalement car il s’agit souvent de petits niveaux (donc une fois que c’est vu, bon…), ou de type de travail que je n’apprécie pas (chevaux blasés, pas d’impulsion dans le travail en longe par exemple, ec.). Mais rien de cela ici ! Tout les couples, même ceux moins avancés à pied ou montés, ont finalement montré un travail solide et de qualité. Des chevaux actifs, qui reculent su-per bien, très réactifs aux changements d’attitude du cavalier… Bref, peut-être qu’en effet le temps a été bien pris pour consolider le travail, mais avec raison.

Une bride bien utilisée

C’était également chouette de voir le travail de Julie (notament des transitions entre EED au pas et au trot… où je n’ai absolument PAS vu les aides tellement elles sont discrètes !) et Zélia (travail en finesse et en bride… Avec une bride correctement utilisée, ça fait du bien !), que ce soit à pied ou monté, qui change un peu de ce que l’on peut voir dans les stages habituels : du travail de 2 pistes ou d’amélioration du galop vraiment chouette.

Pas mal de petits exercices à faire et que je garde en tête : les variations de vitesse dans le reculer, mise en avant, déplacements latéraux ; transitions entre tout cela ; modification de l’allure avec l’axe tête, épaule, nombril, etc…

Cours avec Bertrand Ravoux: dimanche, cours 2




Déjà le dernier cours… Et nous voilà partis pour faire un cours d’obstacles pour varier un peu le travail. D’autant plus qu’à la base j’adore sauter mais j’ai un passif assez lourd, alors autant sortir de ma zone de confort dans un tel cadre 🙂

Essais en longe

Début en longe, avec un échauffement + découverte des barres pour Daimdaim – Bertrand me félicite pour le travail effectué (j’étais très contente, vu le temps passé à pied pour qu’il se muscle !) :D. Daim fait des sauts un peu bizarres sur la croix, mais bon, il a souvent besoin de se chauffer un peu ^^ On essaye d’améliorer les abords, en faisant un départ au galop sur un cercle tangent à la croix, histoire de partir simplement tout droit pour aller sauter.

Petite correction à faire par la suite pour le travail en longe : la réactivité à mes demandes à la voix. Souvent lorsque je fais mes départs trot/galop, Daim est assez loin de moi et donc lorsque je dois agir avec la chambrière (action à la sangle par exemple) c’est impossible. Donc finalement, les réactions à mes claquements de langue sont… Variables, selon son humeur. Bertrand l’a pris un peu pour voir, et bizarrement, Daimdaim nickel dans ses transitions ! On passe ensuite à des sauts sur des bidons, donc obstacles pleins qui sont plus simples pour lui. Daimdaim regarde un peu, mais ensuite fait de très jolis sauts.

Gooo

Et donc… A cheval ! Pour un super quart d’heure avec mon Daimdaim. Nous avons travaillé simplement les sauts sur les bidons pour que je sois en confiance, avec des abords en partant de loin (ouiiii, des départs au galop sans demi-vooooolte !), droit, et SURTOUT en ne faisant rien. Daim connait bien son boulot (Bertrand trouve qu’il faut continuer les exos d’obstacle en lib, ça paye !), arrive avec une super régularité et cadence, et à part un petit saut de loin, a été juste un super régal. Et moi dessus… Que du bonheur, avec sa qualité de galop et ses sauts de chat. Bref, je suis descendue assez vite car rien à dire, tout était très bien. Et toujours un grand, grand sourire visé sur mes lèvres vu le plaisir que j’ai eu à bénéficier des cours avec Bertrand.

Quelques photos :

Nous avons terminé la journée avec un bilan personnalisé :

  • Pour les semaines à venir, je vais vraiment me concentrer sur la dissymétrie de Daim : à partir du moment où je gèrerai la mobilité de l’encolure, j’aurai une meilleure mobilité des épaules et donc un petit cheval disponible dans mon « couloir » de rênes !
  • Je dois faire attention à mes réactions lorsqu’il peut parfois répondre à mes demandes en accélérant ou chargeant ses épaules : je dois être juste, et suffisamment confiance en moi pour agir comme son « enseignante » – corriger de façon adaptée, et claire
  • J’ai un super petit cheval, bien dans sa tête, bien fait, volontaire au travail… Bref, pour un 5 ans, Bertrand me l’aurait bien volé, héhé :p En rajoutant le super stage et le très bon encadrement que j’ai avec Caroline 2/mois, j’ai toutes les cartes en main pour continuer dans le bon sens avec Daim 🙂
  • Bref, fière de lui, de nous, et ravie de ce week-end. Plus que 11 mois avant d’y retourner maintenant !

Cours avec Bertrand Ravoux: samedi, cours 2




Après une bonne pause de midi, et un tour des environs au pas avec les copines (et Céline qui a fait ses premiers trots/galops avec Daim dans un cadre merveilleux ! et ses premiers contre-bas, bon, ça, moins prévu…), nous voilà de retour dans la carrière.

Ah, le travail à l’épaule 🙂

Je pensais faire une partie du cours à l’épaule, car c’est une partie de notre travail sur lequel j’ai investi beaucoup de temps et que j’apprécie énormément. Donc nous voilà à montrer ce que nous faisons habituellement, qui est très correct (fière fière !). J’en viens du coup au point qui me semble à améliorer à pied pour le moment : la franchise dans les reculer. Daim diagonalise bien, abaisse les hanches, mais en prenant son temps… Bertrand me conseille donc, dans ces cas là, de partir au trot directement après pour rajouter un peu de peps. Mais bon, le soucis finalement est qu’avec mes petites jambes (et sans chaussures de course…), j’ai du mal à suivre le rythme qu’il lui faudrait au trot, donc je ne tiens pas suffisamment dans la durée. Bref, pas forcément de solution à ce problème, à l’épaule en tout cas.

On reprend les bases

Bertrand trouve en tout cas que le travail à l’épaule est propre, même s’il y aura toujours des corrections à faire… Mais que pour le moment, je devrais me recentrer sur le travail monté. Non pas que le temps à pied soit un temps inutile, mais finalement cette partie à pied permet finalement moins de bosser sur la dissymétrie de Daim que lorsque je suis à cheval. Bon, l’an prochain, on se la fait cette séance à l’épaule 😀

Une fois à cheval, on reprend les gammes du matin sur le pli, le contact sur la rêne externe, les changements de pli et d’attitude… Pas mal, quelques patatoïdes mais beaucoup moins que le matin. Bertrand propose donc d’aborder le galop, que nous n’avions pas vu le matin. Je fais mon premier départ à main gauche dans un tournant, et … Stop tout de suite ! Départ déséquilibré et moche, bref, ça ne va pas du tout. C’est là que Bertrand propose de travail… Le départ au galop après la demi-volte en contre-pli. Noooooon ! Déjà abordé avec Caroline, cette façon de partir au galop entraine toujours des chouinements de ma part : c’est compliqué, j’ai du mal à tourner, trop de choses à penser, et souvent je n’ai pas la place dans notre manège pour faire cet exercice. Mais bon, vu la taille de la carrière, c’est une excuse en moins…

On galope !

Après avoir bien grogné, on commence à travailler les départs à main droite : donc trot à main gauche dans la longueur, on part sur la demi-volte en contre-pli (donc bout du nez à droite), on redresse sur la partie diagonale et départ au galop en arrivant à la piste. Première fois pas mal, puis Daimlefuté a bien saisi l’exo (qui forcément demande de la souplesse et de l’équilibre) et anticipe en chargeant son épaule externe à fond, agrandit son cercle, accélère, je galère car me fait emmener et tout fout le camp.

Quel beau trot 🙂

On en revient à ce que je disais en intro : souvent je laisse passer car je ne sais/n’ose pas réagir lorsque cela lui arrive d’agir de cette façon, et du coup je fais des compromis confortables pour tout le monde. Sauf que là, pas question ! On reprend donc en décomposant : déjà s’il accélère, arrêt net avec mon dos. Puis travail sur la volte, en pli, puis contre-pli… Une fois Daim léger et équilibré, on reprend l’exo. Et là, su-per ! Daim léger, un départ au galop tout doux tout mignon ! On reprend donc aux 2 mains, de façon plus ou moins réussie mais au moins j’ai bien senti ce qu’il fallait demander (et finalement, il y’a eu UNE phase d’incompréhension où chacun n’allait pas dans le même sens, et tout de suite après tout allait très bien). A reproduire donc à la maison, de cette façon puis via un contre changement de main, etc…  Petit stretching au trot pour finir, au terminé pour aujourd’hui !

D’autres extraits :

Cours avec Bertrand Ravoux : Samedi, cours 1

Ca pique !

Premier reveil à Rurhof samedi matin, avec un joli soleil… Mais 6 degrés ! Ca pique un peu :p Direction les chevaux, qui ont l’air en pleine forme et d’avoir bien profité du foin local. Avec une petite boule au ventre je l’avoue (car j’espère ne pas faire trop de bêtises après un an de travail avec Daim, qui est je le rappelle mon premier jeune – pressioooon !), direction l’immense carrière de Rurhof pour notre premier cours.

Début de séance en longe, pour montrer à Daim le lieu (car il y a des copains curieux aux alentours, quelques monstres par endroit…), Daim très zen malgré un petit défoulement au galop à un moment (il fallait bien qu’il montre ses 2% d’arabe qu’il se la joue un peu :p). Puis flexions et cession de mâchoire à pied, qui sont plutôt pas mal… Et à cheval !

Pli dans la volte

Bertrand nous demande de montrer notre routine habituelle : je reprends donc avec lui les flexions au pas, placé fléchi droit, extension sur le cercle, tournants en contre-pli, extension avec action-réaction lorsqu’il ne propose pas lui-même… Pas mal, mais Bertrand décèle directement ce qui sera le cœur des cours : sa dissymétrie gauche/droite. Donc tendance à s’effondrer par moments sur l’épaule interne, donc par exemple sur le cercle à le raccourcir = cheval non léger sur sa rêne interne = problème d’équilibre, et tout part à vau-l’eau.

Nous avons donc beaucoup revu mes exigences à la hausse notamment à main droite: je reconnais que les tournants à cette main n’ont jamais été fameux, et j’avoue que j’avais tendance à me dire : « bwof, c’est la main droite, c’est compliqué… », en acceptant du coup un compromis pour nous deux, et du coup en ne traitant pas le sujet de fond. Du coup, nous avons repris au pas ce travail en deux temps :

  • Agrandissement du cercle au trot


    Tout d’abord, simplement maintenir son cercle en respectant le tracé et sans finir en patatoïde, donc ne pas hésiter franchement à utiliser une rêne d’appui de façon discontinue ; puis demander via le pli interne (en gardant un contact franc sur la rêne externe, et non pas en la tenant comme une chaussette sale) à ce qu’il tende sa rêne externe en venant étirer ce même côté : Daim répondait très favorablement, en tendant mieux ses rênes (moi qui avait l’impression qu’on avait un top contact, c’était encore mieux !), proposant des extensions d’encolure de meilleure qualité.
  • Puis une fois cet exercice fait, nous avons refait la même chose mais en alternant la direction (à pli identique à la direction choisie) : donc par exemple, cercle à main droite, pli à droite ; changement de direction par une petite diagonale en changeant le pli, puis on part sur un cercle à main gauche. Le changement est évidemment plus difficile que maintenir dans la durée la même attitude, mais très bénéfique pour l’assouplir et améliorer cette dissymétrie.
  • Le placé fléchi droit va tout seul !


    Nous avons fait la même chose au trot, sans trop insister mais voir déjà si l’amélioration de sa tension de rêne externe par le pli était bien acquise pour lui (et la réponse est : oui).

Du coup, travail en fin de séance sur les épaules en dedans sur le cercle (en ayant la badine sur la cuisse au cas où nous en aurions besoin, Daim était top… Puis Bertrand nous a dit de partir sur la ligne droite (imaginez mon stress : « qouaaaa, mais on a jamais fait, blablabla ») : et Daim a été juste par-fait. Des longueurs complètes tranquilllement, même dans les coins, un vrai régal ce petit cheval. On a donc laissé là-dessus 🙂

Quelques photos de fin de séance :

WE de cours avec Bertrand Ravoux : introduction

Pendant quelques jours, je vais essayer de vous transmettre une partie du merveilleux week-end que j’ai passé au Domaine Rurhof, en Belgique, sous le regard bienveillant de Bertrand Ravoux.

En effet, j’ai eu la chance de découvrir son enseignement lors des sessions de formation en Ecole de Légèreté de Caroline Moison, mon enseignante depuis plus de 2 ans ; j’ai appris par la suite qu’il était possible d’aller prendre des cours chez lui, je n’ai donc pas hésité ! L’objectif était double : déjà faire un point à un instant T de mon travail avec Daim, avec un enseignant qui évolue depuis des années dans la « méthode » que nous suivons ; et aussi pouvoir faire un bilan « annuel » par la suite, complémentaire donc du suivi bimensuel fait avec Caroline tout au long de l’année.

Quel cadre !

En super compagnie des copines Eugénie (dont la conduite en pleine nuit est désormais légendaire :p) et Céline (qui a été la photographe de tout le weekend), nous sommes donc parties avec Daimdaim et Angel du vendredi au dimanche, pour profiter de 2 cours par jour (samedi et dimanche), cours qui seront résumés les prochains jours. Dans tout les cas, je ne peux que vous inciter à aller vivre cette expérience qui est bien plus extraordinaire que ce que je pourrais raconter ici :

  • Le domaine Rurhof, à lui tout seul, mérite le détour : niché au milieu des Ardennes Belges, dans plus d’une centaine d’hectares,  c’est un vrai petit coin de paradis – un cadre exceptionnel (vivement qu’on revienne promener dans cette immensité !), pensé pour le bien-être des chevaux (jusqu’aux galets à proximité des écuries pour les chevaux pieds-nus…), avec des installations juste incroyables (la carrière immense n’est qu’un exemple…).
  • Effet zenifiant garanti ! Que ce soit pour les chevaux vivants sur place, nos chevaux (qui ont très bien vécu le changement d’environnement), et nous (l’hébergement est juste ro-yal, avec un côté « grand galop » lorsque nous sortons de l’hébergement pour aller voir nos chevaux au reveil :))
  • Daim et moi, tout studieux :p


    Bertrand Ravoux a su nous proposer un enseignement de qualité, juste, tant sur le fond que sur la forme. Résultat : des chevaux qui se transforment visuellement et sous la selle de façon spectaculaire, et ce toujours en respectant leur intégrité physique et mentale. Bertrand a également su s’adapter au niveau du cheval et ses particularités – j’appréhendais pour Daim le côté 2 cours/j, me disant que ce serait peut-être trop pour lui en terme de concentration/travail… Et au final, tout a été adapté pour lui, et il est resté tout au long du week-end travailleur et studieux lors des leçons. Et d’ailleurs, avant chaque leçon, Daim revenait directement faire des bisous et se laisser seller en liberté dans la pâture, en attendant son tour !

On est des grands !

Bref, c’est très clairement une expérience hors du temps qui marque un tournant dans notre travail. Jusqu’à présent, je cherchais depuis juin à terminer le débourrage de Daim de façon propre, à savoir avoir les 3 allures et les bases en vue de la pédagogie que nous devions faire mi-septembre, et j’étais restée dans cette image de notre travail (et aussi parce que mon manque de confiance en moi notoire dès que je me mets en selle, et toutes les ramifications mentales que ça entraine, me bloquait à ce stade là). J’ai eu l’impression, ce week-end, de casser cette barrière, réaliser à quel point Daim et moi sommes bien ensemble et que maintenant, nous sommes des « grands » et que l’on peut aborder de la technique sans appréhension. Mais ça, je vous le raconte dans les jours qui suivent…

Régularité et travail du cheval

Je vois souvent passer des personnes qui se félicitent que leur cheval ait un rythme « cool », en étant travaillé une fois par semaine (travaillé = monté, dans ce contexte). Je trouve ce genre de lien pas forcément logique dans le cadre d’un animal qui n’est PAS fait pour nous porter à la base (et encore moins si l’on souhaite faire de grosses randos, trotter assis, sauter…). Le minimum de respect vis-à-vis d’eux, lorsque l’on souhaite monter à cheval, est donc de leur permettre d’avoir une musculature suffisante pour nous porter (notamment si l’on ne fait pas 20kg tout mouillés).
A nouveau, faire de l’équitation de loisirs ne veut pas dire délaisser l’état physique de nos compagnons : au contraire, il semble plus logique, peu importe notre optique (loisirs ou sport), de vouloir entretenir notre cheval via un travail régulier.

Prise de masse en quelques semaines grâce à un travail à pied adapté !

Ce contexte est encore plus vrai, à mon sens, dans le cadre d’un jeune cheval.

  • Pour prendre l’exemple de Daim, qui a pris 5 ans : de septembre à décembre dernier (donc aux alentours de ses 4,5 ans), il n’a été travaillé quasi exclusivement qu’à pied, en cherchant à muscler son corps et l’assouplir (que ce soit via la longe, le travail à l’épaule / Horsemanship, ainsi que grâce à un cadre de vie qui lui permet de beaucoup marcher).
  • Une fois sa musculature faite, il a commencé le travail monté 1/semaine entre 10 et 15 minutes de façon progressive, que ce soit pour l’habituer tant au niveau mental comme physique.
  • Et le même schéma s’est reproduit après sa convalescence de mars : des semaines uniquement à pied pour acquérir une belle masse musculaire, puis la reprise progressive du travail monté.

Je conçois que l’organisation d’un planning de travail régulier et varié n’est pas forcément évident selon les sorties de chacun, mais le travail de façon irrégulière, enchainant des périodes longues sans aucun travail puis des séances montées de plusieurs heures (que cela soit en extérieur ne change à mes yeux rien, car le cheval nous porte toute autant…), ne va pas dans le sens d’un respect de l’intégrité physique.

Des séances courtes, et surtout régulières !

L’ostéo d’une amie lui avait indiqué que 3 séances sont le minimum pour maintenir l’état musculaire, ce qui me semble logique : difficile de ne rien faire durant 6 semaines puis enfiler les chaussures pour aller courir 20 km… Sans compter sur les « suites » de cette activité, bonjour les courbatures !
C’est en partie pour cela que le TREC sera la discipline dans laquelle Daim sortira sûrement le plus tard possible. Car bonne ambiance avec les copines, oui, mais l’on parle tout de même de parfois plusieurs heures montés, à des allures parfois rapides, ainsi qu’un deuxième coup quelques heures après ! Par rapport aux 20 min de travail monté actuellement, nous en sommes encore bien loin 🙂

Les enrennements, ou ENFIN arrêter de les utiliser avec des cavaliers avec un petit niveau (sous prétexte de «limiter les dégâts»)

Une petite précision d’une intervenante de Chevalannonce dont j’adore les interventions :

«Parfois le petit gogue, même sur un cheval qui pousse pas une cacahuète, fera moins de mal qu’un cavalier à la main approximative et à l’assiette changeante, qui s’essaie aux 4 rênes sur un cheval qui fonctionne avec un dos creux.

– Ceci est une totale illusion….Et c’est le fond du problème. Penser que parce qu’on limite le relèvement de la tête on protège le dos est une erreur monumentale. Plus le cheval a de liberté de mouvement, plus il aura des moyens d’évitements pour se soustraire aux imperfections et erreurs de son cavalier. Mais visuellement, le cavalier en souffre…

L’enrênement le moins contraignant c’est pas d’enrênement. on peut prendre le problème dans tous les sens, passer pour des extrémistes du sans-engrènement, tant pis. La biomécanique est de notre côté ! L’extrémisme c’est plutôt de toujours vouloir caler la poussière sous le tapis pour se convaincre que le sol est plus propre .

L’enrênement le moins contraignant c’est pas d’enrênement.

Chaque outil a une force d’action bien ressenti par le cheval. Pas besoin de tendre les ficelles, il suffit qu’une seule fois le cheval y vienne, il n’est pas maso, il restera en retrait en mobilisant ses muscles en résistance dans une posture qui n’est pas à sa portée. C’est la réalité de l’impact de tout enrênement. Ceux qui maintiennent en bas, ceux qui maintiennent en arrière, ceux qui appuient sur la nuque pour ça, ceux qui menacent la bouche pour ça…. Il faut s’imaginer assis dans une boite dont le plafond ne nous permettrait pas de relever la tête complètement. ça n’a rien à voir avec l’équitation, ni avec la gymnastique correcte d’un cheval, ni avec son respect, son bien-être et la recherche de sa collaboration enthousiaste.

Le cheval ne réagit pas moins grâce à l’enrênement, on masque la réaction mais il n’est pas mieux. Il trouve juste une autre façon de gérer ses ennuis. Une façon qui va à l’inverse de ce que l’utilisateur pense. Il faut définitivement arrêter de se fier aux apparences : la tête bouge moins, se relève moins donc c’est mieux. C’est faux, archi faux.

Le cheval ne s’occupe pas de son attitude parce qu’il a un enrênement. C’est surtout le cavalier qui ne s’en occupe plus. Et c’est bien dommage. L’enrênement impose un cadre. Le cheval s’occupe de trouver une position antalgique pour limiter l’impact des ficelles en plus de limiter l’impact des égarements de son cavalier. C’est juste une double peine pour lui. C’est simple. Le cadre est plus ou moins serré mais c’est un cadre et ce n’est pas le cheval que le choisit.

– Si le cheval n’est monté QUE par des débutants, à la main approximative, forcément il va se creuser.

– Non, il va resté ouvert et horizontal en ayant la liberté d’arracher les rênes à une main trop impolie. Et c’est le mieux qui puisse arriver au cavalier. Le cheval ne fait que dire ” non, pas comme ça”. Il suffit donc de chercher le moment où il dira librement ‘oui, c’est mieux”.

Et cette attitude ouverte et horizontale est bien moins préjudiciable que la tête maintenue dans une petit espace vers le bas et lui-même. Je trouve tellement important de comprendre la réalité de cet outil et son inutilité totale, de comprendre aussi en quoi un cheval libre de ses mouvements restera toujours bien plus protégé des maladresses du cavalier, d’arrêter définitivement de se culpabiliser d’avoir un cheval la tronche en l’air. Je pense que les gens sont trop conditionnés par cette attitude visuelle du cheval bas et rond, pensant que tout ce qui s’en éloigne est une catastrophe. J’espère qu’un jour cette pression de l’image cessera, pour le bien de tous. Il suffit de retirer les enrênements des chevaux de club pour voir à quel point les chevaux sont toujours aussi mal mis et les cavaliers toujours en difficulté pour les avoir bien.

Je pense que les gens sont trop conditionnés par cette attitude visuelle du cheval bas et rond, pensant que tout ce qui s’en éloigne est une catastrophe.

La preuve est là. Mais plutôt que de s’attaquer au sujet, on préfère remettre l’enrênement et se convaincre que ce cheval a vraiment une bouche compliquée… par exemple. Je le répète : il n’y a aucun problème à avoir un débutant avec un mors simple et une paire de rênes. Aucun problème à avoir un cheval horizontal et ouvert qui bouge la tête.

Tout ça n’est que le point de départ de l’apprentissage, pour le cheval comme pour le cavalier. »

Avant/après shiatsu équin : observations du capteur Equisense

shiatsu2

Convaincue depuis toujours par le shiatsu (plus d’informations par ici), tant pour mes amis équins que pour moi, il m’a semblé pertinent de mettre en place un protocole « test » lors des manipulations de mes chevaux. J’ai donc profité de la venue de Claire Guérin dans le Nord en février 2017 pour analyser l’impact de son travail sur le travail en selle d’Hercule (22 ans, reprise du travail depuis août dernier). Ce dernier est suivi depuis deux ans en shiatsu, à raison d’un shiatsu/changement de saison.

La comparaison a lieu entre la séance du lundi 13/2 et du lundi 20/2 (séance shiatsu le samedi 18/2).

J’ai utilisé le capteur Equisense, fidèle partenaire de mes séances montées comme à pied, pour tirer les observations de cet article.

Merci également à Aude pour les illustrations de séance.

« Protocole » des séances tests

J’essaye de reprendre le même schéma de séance afin de pouvoir comparer l’évolution entre les différentes informations. L’organisation est donc :

– Echauffement en longe et en cavecon, sellé, pendant 10/15 minutes. Capteur éteint. Travail aux trois allures en ligne droite + cercles de différentes tailles.

– Travail à cheval : beaucoup de pli/contre-pli au pas, mobilisation des postérieurs (8min). Trot en ligne droite, en recherchant simplement des extensions d’encolure (pas de pli ni mobilisation, 5min). Galop en cercle en recherchant les extensions, quelques lignes droites (1min). Puis passage au trot sur cavaletti (3). Pas de changement d’équipement (selle dressage, filet sans mors).

Nous pouvons également voir que la décomposition de la séance ne change pas, qu’il s’agisse des allures ou du travail à chaque main (chaque observation sera présenté avec la séance du 13/2 à gauche, et du 20/2 à droite):

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Variations à noter entre les deux séances

Les deux séances ont eu lieu à une semaine d’écart, n’ayant pas pu monter entre temps. Le mardi, Hercule a eu quelques manip ostéo suite à une mauvaise séance à pied ayant entraîné des blocages selon moi (-> travail sur sacro-iliaque, lombaires et garot). J’en profite pour remercier chaudement Eugénie Decroix pour le suivi ostéopathique très bénéfique depuis quelques mois.

J’ai également été travaillée en shiatsu le dimanche soir.

Evolution des différents paramètres entre les 2 séances

1. Symétrie

De première abord, nous pouvons noter une dégradation d’un point de la symétrie entre les deux séances (qui est calculée au trot et en ligne droite). :/

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Ce qui semble plutôt étonnant suite à un soin. Regardons de plus près…

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Nous pouvons observer une nette amélioration de la symétrie au trot lors de la première partie de la 2ème séance. Les 3 valeurs « basses » s’expliquent par une fin de séance avec des abords mal préparés sur les cavaletti, et donc un cheval qui zigzague à chaque passage… La symétrie est donc tout de même en amélioration.

Précision : il me semble utile de comparer également la symétrie d’Hercule lors des 2 séances montées effectuées durant cette semaine, par 2 autres cavalières (et donc après les manip ostéo de mardi / photos dans l’ordre : jeudi et vendredi) :

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La tendance se confirme donc réellement en terme de symétrie, après également un gain post-ostéo. Il n’y aura pas de comparaison dans les autres catégories, le changement étant marginal.

2. Régularité et cadence

Nous pouvons voir une amélioration de la cadence au pas (variation de 3 foulées/min), une légère amélioration de la régularité (qui reste faible, vu que l’essentiel du travail s’effectue en pli/contre-pli). Le trot et le galop restent plutôt stable.

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3. Rebond

Le pas et le trot restent sensiblement identique. Gain de 1,5cm au trot, plus qu’agréable…

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4. Non-observables par le capteur

J’ai pu également noter différentes évolutions entre les deux séances :

– Meilleure mobilisation des postérieurs et meilleure volonté dans les demandes de pli
– Meilleure mise en avant
Ainsi que la présence de certains mouvements pour la première fois :
– Cercles entiers en contre-pli
– Extension d’encolure paroxystique sur un tour complet de manège au trot
– Cession de mâchoire lors du travail au pas (alors que nous travaillons sans mors, je ne le demande donc pas au travail)

Conclusion

Le capteur Equisense permet donc de voir en quoi le shiatsu, utilisé en préventif et de façon régulière, permet de faire évoluer un cheval au travail dans le bon sens. L’évolution est certes légère, mais cette médecine a vocation à faire évoluer sur le moyen et le long terme en douceur. A confirmer donc par la suite dans nos CR de séance sur la page Facebook … 😉

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Saillies / Entier Selle Français

Réservez dès maintenant une saillie de ce jeune cheval regroupant trois grandes qualités : ORIGINES · RESPECT · MENTAL ·

DAIM GRANVILAIS

Entier Selle Français bai, 2013, par Quinoto Bois Margot x Oncle Pol x Gunter D’L’Herbage

ORIGINES

Sa souche paternelle provient d’une lignée très en vogue : Quinoto Bois Margot. On retrouve dans son sang plusieurs courants qui ont su faire leurs preuves par leurs résultats ou par leur descendance :

  • L’Arc-de-Triomphe (ISO 132) : avec plus de 700 produits enregistrés sur Webpedigrees, L’Arc signe sa progéniture en leur léguant son talent sur les barres et son caractère aussi généreux que volontaire. Il est également père de plusieurs étalons privés tels “Qlassic Bois Margot”, “Quool du Bois Margot” (ISO 148), “Vilano des Loges” (ISO 138), “Tsunami de Hus” (ISO 136), “Qui Sera De L’Arc” (ISO 135), “Sioux du Godion” (ISO 131), ainsi que “L’Arcangelo Z”, “Rokfeller de Pleville”, “Up du Val Guerard”, etc…
  • Sa souche maternelle, Valse Granvilaise, descend de l’étalon Oncle Pol, étalon SFA au service des Haras Nationaux, fils direct du très célèbre Kannan et petit-fils du pilier Narcos II par sa mère. On trouve également, en père de mère de Valse, le grand Gunter D’L’Herbage, fils du très célèbre Rosire (Uriel x Ultra Son), doté d’un ISO 177.

Daim Granvilais est travaillé dans l’optique d’une équitation positive, en respect avec sa croissance. Il apportera à votre poulain l’os et la puissance nécessaires à l’obstacle, ainsi que deux apports en sang bien distincts : un courant moderne et prisé par son père, et du côté de sa mère, des piliers qui ont été à l’origine de la renommée du stud-book Selle Français.

PHYSIQUE

dsc_6912Aérien de par le courant étranger qui afflue dans ses veines, Daim présente la silhouette typique du cheval de sport moderne, à la fois légère et solidement bâtie. Doté d’un pas bien cadencé, d’un trot étendu et d’un galop harmonieux, il présente une posture élégante, ainsi qu’une tendance naturelle à tendre sa ligne de dos et chercher loin dans ses foulées.

Dans ses débuts à l’obstacle, il montre un très beau geste des antérieurs, une belle inclinaison de l’encolure, un joli mouvement de bascule, mais également un fort respect des postérieurs. Ces qualités font de lui le père parfait pour tout futur compétiteur en saut d’obstacle.

  • dsc_6779très belle encolure, bien implantée.
  • poitrail ample et profond.
  • beaucoup de crins.
  • garrot saillant qui s’étend loin dans le dos.
  • dos tendu et fort.
  • rein court et large.
  • croupe ronde et puissante.
  • jarrets bas.
  • articulations épaisses.
  • sabots sains pourvus d’une corne résistante.

MENTAL

dsc_6799D’un caractère très calme en toute circonstance, Daim jouit d’une vie en troupeau depuis toujours, aussi bien à la saison froide (qu’il supporte sans artifice – couvertures, démontrant une excellente santé) qu’à la saison des chaleurs. Il a également le pied sûr (et non ferré), et bénéficie d’une alimentation optimale (foin à volonté, CMV, pas de céréales). Ayant partagé son pré avec des juments plus âgées que lui, il a jusqu’à présent toujours su respecter ses aînées quand elles refusaient ses avances.

Il transmettra ce caractère facile qui le caractérise et qui fait de lui un jeune cheval réactif au travail sans perdre son respect inné pour l’Homme.

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  • CONDITION DE MONTE : Monte en liberté sur son lieu de vie à partir de 2017. Jument déferrée. Tests Métrite et AVE négatifs, vaccins Grippe/tétanos et rhinopneumonie à jour.
  • PRIX : 300€ pour l’année en cours. Possibilité de négociation si vous souhaitez vous orienter sur une pension sur place de moyenne/longue durée (base: 60€/semaine, foin à volonté compris, surveillance quotidienne)

 

AUTRES

  • Photos et vidéos supplémentaires sur demande / possibilité d’en voir davantage sur Facebook
  • Garantie poulain vivant 48h.
  • Produit en OC, ce qui ouvre à toutes les compétitions (Club, Amateur, Pro) dès lors que le poulain est enregistré sur le site de la Fédération Française d’Équitation (FFE Compet).

Possibilité de le rencontrer sur place.

 

Contact par mail (aglae.jambart@gmail.com) puis par téléphone, 7j/7.