Compte-rendu de stage avec Stéphanie Durand 




Dimanche 19/8, j’ai eu la chance d’assister en auditeur libre au stage encadré par Stéphanie Durand chez Mylène Decroix. Stéphanie a une expérience riche, notamment grâce à sa double casquette Ecole de Légèreté/Parelli. Le stage s’est déroulé sur 3 jours, avec les mêmes participants à chaque journée. J’ai eu notamment la chance de voir les séances de Caroline Moison (mon enseignante) avec Rangoon et Navajero. Un grand merci à Eugénie Decroix et Mireille pour une partie des photos.

1ère partie – matin, travail sur des barres au sol

Schéma du trèfle

5 des participants ont participé à un cours collectif avec différents exercices sur des barres au sol/système de porte. Cela semblait à première vue relativement facile… Mais au final, ils demandent attention, souplesse, équilibre !

– Sur un système type trefle ( 20m entre la barre et le plot), avec également des « portes » à chaque fin de ligne, le cheval doit alterner rectitude dans la ligne droite, puis tournant avec du pli et belle direction, et également extension d’encolure au moment de franchir les barres. Et ensuite, au trot ! Changement de main par la diagonale, donc au milieu de ces 2 barres.

Sauter ne doit pas impacter le nombre de foulées !

– Travail sur un cercle de 20m (demi cercles délimités par des plôts): compter ses foulées sur le demi-cercle ! Et essayer d’avoir la même régularité (ce qui, tout seul, est déjà un bon travail ). Alterner ensuite en enlevant/ajoutant 1 foulée (voire plus pour les chevaux avancés). Puis… A l’autre main ! Et j’étais assez surprise de voir pour certains chevaux la différence assez notable dans le nombre de foulées sur le demi-cercle : dû à une asymétrie, des tournants peut-être différents… Chose que l’on ne considère peut-être pas assez à cheval ? Changement de main à nouveau sur le milieu des 2 barres

– Idem au galop, avec des barres au sol, puis légèrement surélevées. Le fait de sauter ne doit pas changer le rythme !

2ème partie – cours particuliers l’après-midi

Je raconterai ici les 3 séances qui m’ont le plus parlées 🙂

– Ordago, Entier PRE, et elisabeth

Travail sur le cercle en longe

Travail en longe pour débuter – un cheval ayant tendance à être un peu envahissant envahira par le nez/encolure/épaule : il est donc crucial de savoir faire pivoter l’avant main, sans aucun mouvement en avant. Après un travail sur ce point, travail en longe sur un carré (donc ligne droite, quart de cercle (à l’angle), ligne droite… ). Une fois cela acquis, il est possible de travailler avec des changements de main (tout les 2, 4 coins..), ajouter de la distance, de l’allure…

Partie montée : travail sur la constance et la mobilité, avec notamment un travail en « zig-zag » ( que je faisais déjà notamment dans un doublé dans la longueur, avec alternance de tournants en contre-pli) : l’idée est dans cet exercice de garder le même pli (par exemple à droite, en montant la main), et d’alterner des zig (donc tourner à droite – dans le sens du pli, vers l’intérieur) et repartir en zag (donc vers la gauche, pli à droite, vers la piste). On alterne donc rêne d’ouverture et rêne d’appui (dans ce cas, pas de flexion ! mais un léger pli), au pas comme au trot. On peut également alterner des changements de main via une demi-volte avec un pli à l’extérieur, qui devient donc mécaniquement un pli à l’intérieur une fois le changement de main fait.

Il y a eu ensuite un petit point sur l’extension d’encolure, trop souvent considérée comme mettant les chevaux sur les épaules… Selon Stéphanie, tant qu’il y’a un contact et activité, que le cheval s’étend, il s’agit bien du seul moment où l’on peut avoir une réelle tension de la ligne du dessus (particulièrement importante dans le cas d’un ibérique à dos faible !) : la base de l’encolure, le garrot, remontent, et ce mouvement étire toute la colonne. Il faut avoir l’image du cheval qui produit l’action de main vers l’avant, comme si la nuque cherchait à dépasser le bout du nez (ce qui n’arrive évidemment jamais 😉 )

– Navajero (et Caroline)

Navajero et sa grace naturelle

Ah, quelle évolution… Incroyable d’imaginer que Nava, que j’avais vu il y a un an, cheval sensible et anxieux, se transforme aussi rapidement au niveau mental. J’ai pu voir un cheval bien plus apaisé, zen, presque « un cheval normal » comme a dit Stéphanie ! Caroline a donc travaillé sur différents exercices. D’abord pour la détente, utiliser des cessions de hanches pour canaliser et ralentir le rythme. Dans le 2 pistes, il a été question d’améliorer la qualité de l’allure avant, et après ; réfléchir à que faire, à quel angle, à quel rythme. Puis différents exos : CEED à droite, cercle, marcher droite ; CEED droite, diagonale, EDE. 

– Séance en horsemanship sur une jument des écuries

J’étais un peu déçue en fin de journée de ne pas avoir vu la casquette horsemanship de Stéphanie (mais bon, ce n’était pas le sujet du stage !). Mes vœux ont finalement été exhaussés 😛 avec un travail online sur une jument grise très sensible et potentiellement anxieuse (un joli travail avait déjà été fait avec elle). Stéphanie a fait preuve d’un relationnel et d’un timing juste incroyable avec elle, en nous indiquant que sur ce genre de cheval, une phase 1/une pression est déjà trop. Il faut donc utiliser des demandes initiales non stressantes, dédramatiser, forcer le cheval à utiliser son cerveau gauche pour se rassurer. Et fé-li-ci-ter !

En exagérant, en lachant tout et allant directement gratouiller, etc. On cherchera par la suite que le cheval propose des réponses, et non pas des réactions.

Quelques extraits qui m’ont parlé…

  • La tête monte, les mains montent
  • Un jeune qui a un équilibre constant, un rythme constant, et la direction, c’est déjà bien. J’aimerais en avoir plus souvent !
  • Slow & right > fast & wrong


    Pour réduire le nombre de foulées (en augmentant la surface parcourue/foulée), il faut passer via des extensions d’encolure
  • Les mains doivent évoluer sur une ligne verticale, avec toujours cette sensation d’aller vers les oreilles
  • Slow & right > fast & wrong
  • Les mains doivent évoluer sur une ligne droite allant de notre nez au nez du cheval (pour agir sur la commissure)
  • La finesse des actions de main fait le niveau du cavalier
  • Le cavalier ne doit pas être en position de subir, mais en position de demander
  • La jambe doit être neutre (= au contact), mais passive – à envisager comme dans le « friendly game »

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